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Projet France à Poissy

Vendredi 23 septembre, des artisans du Projet France organisaient un apéro à Poissy (78). Des habitants de Poissy, Trappes et Houilles, la plupart jamais engagés en politique, ont répondu présents, pour s’emparer de la dernière consultation du Projet France : « Comment réduire les fractures françaises? »

Les discussions ont tout d’abord porté sur l’éducation et l’égalité des chances.

Plusieurs considéraient que la mixité sociale dans les classes scolaires étaient une condition pour l’égalité des chances, que tout commençait dès la primaire. « Je suis fils d’ouvrier, mon père n’allait pas m’aider pour les devoirs. Quand on dépose son enfant et qu’on n’est pas capable de l’aider dans ses devoirs, les cours du soir devraient être gratuits ». Un autre participant acquiesce : « la République doit offrir l’éducation ».

Les avis sont plus partagés sur le redécoupage de la carte scolaire « c’est une vieille rengaine, ceux qui le peuvent se débrouillent toujours pour se faire domicilier à côté d’un bon lycée ». L’ouverture de Sciences Po et d’autres écoles aux boursiers avec des quotas fait l’unanimité : « ça ne peut être que positif ».

Tous et toutes s’accordent sur la défiance vis-à-vis du politique : « le sommet de l’excellence c’est la représentation politique et l’énarchie. Tant que les gens ne se reconnaitront pas dans les élites, on gardera le sentiment qu’il y a nous et eux. »

Le problème de concentration sociale dans des quartiers a amené la question du logement.

Plusieurs parlent de reproduction sociale : « dans ma famille on habitait les logements Alstom, on était ouvriers de père en fils ».

Une participante propose « pourquoi la CDC ne finance pas une garantie pour les loyers ? Lorsque les parents ne peuvent pas se porter caution ».

Parmi les propositions soumises par les participants : une proposition visant à intégrer la mixité dans la ville et rendre impossible la concentration des 25% de logements sociaux obligatoires en un seul et même lieu afin d’éviter la ségrégation résidentielle.

Que pensez-vous de cette proposition d’imposer que les 25% de logements sociaux soient également répartis sur l’ensemble de la commune ?