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Alep : Face aux atrocités, nous devons imposer des réponses humanitaires immédiates

Les informations qui nous parviennent d’Alep en Syrie, depuis des jours, et encore ces dernières heures, ne peuvent que frapper lourdement nos consciences. Je tiens à faire part de ma très vive indignation face aux nombreux récits incontestables d’exactions volontaires et organisées, d’innommables atrocités, d’assassinats et d’arrestations arbitraires qui frappent aujourd’hui la population d’Alep et ses alentours, en particulier les populations civiles. Cette tragédie sans nom, l’une des pires de cette décennie, est celle du peuple syrien mais aussi celle de toute la communauté internationale.

Face à cette violence, la diplomatie doit aujourd’hui reprendre tous ses droits sur les décombres d’une ville devenue symbole, pour sauver ceux qui peuvent encore l’être, et identifier un chemin crédible. 

Je salue les efforts pour un cessez-le-feu s’il vient, au moins provisoirement, faire stopper les hostilités à Alep et permet l’évacuation des derniers combattants rebelles et civils pris au piège des bombardements. Je soutiens la demande d’envoi d’observateurs impartiaux de l’ONU pour superviser et garantir la bonne organisation de cette évacuation ainsi que l’accès de l’aide humanitaire.

Face à l’impuissance d’une communauté internationale, nous devons faire progresser le processus politique d’une sortie de crise. Cet engagement diplomatique doit être ferme et lucide, pour permettre de créer les conditions d’un règlement global avec les acteurs de ce conflit. Plus que jamais, la France doit jouer son rôle de puissance médiatrice pour organiser la désescalade.

L’urgence est donc à la remobilisation politique. Car nous avons le devoir d’agir avant qu’il ne soit trop tard.